La fenêtre à travers l'histoire.

  • Les fenêtres : d’hier à aujourd’hui

Au Moyen Âge, dans les vitrages dormants, les carreaux sont tenus dans une résille de plomb fixée au mur, comme on peut le constater dans la plupart des églises avec vitraux. Le mastic était en effet d’un usage très restreint. On se contentait, pour fixer les autres carreaux dans le bois, de quelques pointes et de bandes de papier collé. 

Les vitres de la fenêtre ont été translucides avant d'être transparentes. Parmi les matières les plus aptes à remplacer le verre, on utilisait la corne. Longtemps elle a fourni des feuilles transparentes aux châssis de nos ancêtres. Ce fut également du parchemin, de la toile huilée, du mica (minéral réputé pour sa transparence) avant de pouvoir être au XIVe siècle, du verre ou du cristal.

Au Moyen Âge toujours, la présence d’ouvertures, même non vitrées, véhicule une notion de luxe, surtout si celles-ci sont multipliées.

Des grilles en avant-corps ont pu être disposées pour protéger les locaux, elles devinrent des garde-corps sur lesquels on pouvait s'accouder. La ferronnerie d'art qui avait pris son essor fut grandement remplacée au XIXe siècle par de la fonte moulée reprenant les dessins classiques. Y succéda de simples barres métalliques encastrées, avec l'épuration des lignes architecturales au XXe siècle.

Les fenêtres de rez-de-chaussée à barreaux sont revenues à la mode en ce début d'architecture du XXIe siècle.

Le style de la façade d’ailleurs, doit beaucoup aux styles très variés des fenêtres, elles ne sont cependant pas formelles pour décoder le style car leurs transformations au cours du temps ont pu être très importantes pour respecter les normes de confort et la mode :

> Arcs : roman, brisé gothique avec meneau flamboyant en pierre ajourée, en anse-de-panier art-nouveau, néo-gothique tri-lobé…

> Frontons et consoles peuvent être néo-classiques ou porter des armoiries très récentes, celles par exemple de villes l'affichant sur leurs bâtiments, les communs, pour beaucoup pour la première fois au début du XXe siècle.

 

  • Les fenêtres comme prises de guerre

La fenêtre, ainsi que la porte, a un statut particulier dans l'histoire et en général lors de la construction : être récupérable. Ainsi au cours des âges, les baies ont été déménagées d'un édifice à un autre avec parfois leur maçonnerie complète et pas simplement leurs huisseries. Soit parce-qu'il s'agissait de prises de guerre, de « re-répartition de richesse » comme lors de la Révolution Française, soit parce que leur haute valeur symbolique était prise en compte : haute valeur religieuse comme ces récupérations réciproques entre l'Islam et la Chrétienté après le Moyen Âge, haute valeur patrimoniale comme ces déménagements entre l'Europe et le Nouveau monde jusqu'au XXe siècle.

 

  • La fenêtre d’aujourd’hui

De nos jours, la plupart des fenêtres sont équipées de châssis en PVC, ou de plus en plus en Aluminium, chaque matériau ayant ses propres caractéristiques :

> Le PVC est, de nos jours, le matériau le plus utilisé en tant que châssis de fenêtre. Cela est dû entre autres à sa résistance, sa durabilité et ses excellentes propriétés isolantes. Contrairement au bois, la fenêtre en PVC s'entretient très facilement. Le PVC a néanmoins un inconvénient : c'est qu'il ne s'adapte pas aux fenêtres de très grandes dimensions.

 > L'aluminium est de plus en plus utilisé pour les fenêtres modernes. C'est un matériau solide et il est, à l'inverse du bois et à l'instar du PVC, très simple à entretenir. La fenêtre en aluminium offre également de bonnes propriétés isolantes et un aspect très élégant grâce à la finesse des profils et permet de créer de grands ensembles vitrés. Ce matériau est très souvent utilisé pour les baies coulissantes et les baies vitrées à galandage qui s'encastrent dans le mur, structure apportant beaucoup de luminosité.