A quoi ressemblera la maison du futur ?

  • La maison intelligente :

Connectée, sophistiquée, ludique et parfaitement autonome. Voici ce qui pourrait caractériser la maison du futur. Celle-ci, naguère limitée à un électroménager basique, verra demain, tous ses « périphériques » connectés entre eux et maniés intuitivement. Pensée pour obéir au doigt et à l’œil à son propriétaire, la maison de demain dépassera le rôle du simple logis.

« L'habitat et le tertiaire sont responsables en France de la production d'environ 90 millions de tonnes de CO2 par an, sur un total de 385 millions de tonnes » selon le CNRS. Les scientifiques et les concepteurs ont entrepris en synergie un travail qui fera de la maison du futur, une maison totalement autonome dans sa production d’énergie. Celle-ci aura pour tâche principale d’accompagner l’habitant dans une vie quotidienne plus saine et plus sécurisée. Mais concrètement, que nous réservent ses concepteurs ?

 

  • La maison qui s’entretient toute seule : le "rêve de la ménagère" :

Les vitres pourront aussi s’auto-nettoyer, dépolluer en absorbant la poussière et optimiser la diffusion de la lumière. Le réfrigérateur, intelligent, possèdera des informations pointues sur les occupants de la maison en proposant des plats adaptés aux besoins des habitants, et du régime alimentaire que chacun suit. Le plancher, alimenté par le générateur de la maison, sera chauffant ou rafraichissant, selon la température extérieure. Cet habitat d’un nouveau genre ne se conçoit pas sans un robot aide-ménager. Il remplira des fonctions domestiques, comme sortir les poubelles, promener le chien ou encore servir à table. La société RoboDynamics a d’ores et déjà mis au point une telle technologie. Le robot Luna, fruit de l’imagination du designer Dave Schultze pourrait être commercialisé dès cette année.

 

    • Une maison qui vous protège des autres…

Pour les intrus, plus besoin de chien. Des capteurs de présence seront enfouis sous le sol pour signaler au propriétaire en son absence, toute présence suspecte. Une webcam sensible aura la capacité de détecter les situations à risques auxquelles les enfants peuvent être confrontés. Tout ceci sera évidemment relié au système central de la maison qui intégrera toutes les données et agira discrètement, au confort de tous. Ultime aspect sécuritaire : des sociétés privées proposent déjà de construire des abris antiatomiques pour se protéger d’éventuelles menaces extérieures.

 

  • … et de vous-même.

L’habitat du futur mettra, en effet en avant « toutes les technologies actuelles en matière de prévention médicale », nous apprend Norbert Noury, Professeur à l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon. Des capteurs biologiques disposés dans toute la maison auront la tâche de contrôler votre température, tension, glycémie… Mais encore de « capter l’hyperactivité ou, au contraire, l’inactivité des personnes, pour ainsi alerter en cas de danger », nous explique le Professeur Noury. Le spécialiste d'ajouter que ces technologies « qui existent aujourd’hui, se démocratiseront petit à petit, surtout auprès des personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques ».

 

  • Le miroir : l’interlocuteur idéal ?

Dans le salon ou dans la chambre, il sera possible d’adapter l’ambiance en fonction de l’humeur. De la brise marine aux senteurs d’orient, la pièce s’ajustera à toutes les envies. Le miroir de la salle de bain servira avant tout de vecteur d’information. Il donnera des informations sur la météo, l’actualité et même les films à l’affiche au cinéma du quartier ! La réalité augmentée fera aussi partie du miroir magique, qui aura la faculté de changer l’accoutrement de celui qui le regarde, en fonction de sa garde-robe. Une innovation à tester dès aujourd’hui à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.

 

  • Le paradis… à l’extérieur aussi.

Des arbres dotés de capteurs de rayons de soleil seront plantés au sud de la demeure pour l’ombrager efficacement. Combinés au bassin de récupération des eaux pluviales, ils permettront d’assurer un microclimat extérieur frais. Mais surtout, « dans les vingt prochaines années, pourraient apparaître des jardins capables de s'arroser et de se nourrir tout seuls, des pelouses pouvant transmettre des rapports d'évolution de croissance et même des plantes à élagage naturel », nous apprend une étude du groupe spécialisé dans l'équipement pour jardin Husqvarna.

 

Source : Badr Lebnioury - ©2016 LaVieImmo